Памяти Бориса Вильде Героя французского Сопротивления против фашизма

Сайт Музея Бориса Вильде  в Ястребино - Ленинградская область - Россия

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Его борьба

Первые группы сотрудников парижского Музея человека явились одной из первых вех в истории внутреннего сопротивления нацистам. Борис Вильде, Анатолий Левицкий, Ивон Оддон, Пьер Вальтер, Леон Морис Нордманн, Клод Авелин, Жермен Тийон, Симона Мартирн-Шоффье, Жаклин Бордле, Рене Сенешаль, Жан Кассу, Марсель Абрахам, Агнесса Юмбер, Поль Ривэ. Вот некоторые из участников этой героической истории. Их подпольный журнал назывался "РЕЗИСТАНС" : это слово было для них настоящим лозунгом и программой !

В своей книге "Сеть Музея Человека" американский писатель Мартин Блюменсон рассказывает волнующую и трагичную историю этих людей, сражавшихся во мраке нацистской оккупации. Но именно в самые трагичные минуты сильна вера в свет, и даже карательные отряды не смогли уничтожить этот порыв первых участников Сопротивления. Итак, здесь пойдет речь о Борисе Вильде и о музее, созданном в память о нем в Ястребино, деревне его детства, расположенной в 100 километрах к юго-западу от Санкт-Петербурга.

Introduction

Le Réseau du Musée de l'Homme" a été un des tous premiers jalons de la résistance intérieure à l'occupation nazie dès juillet/août 1940. Boris Vildé, Anatole Lewitzky, Yvonne Oddon, Pierre Walter, Léon-Maurice Nordmann, Claude Aveline, Germaine Tillion, Simone Martin-Chauffier, Jacqueline Bordelet, René Sénéchal, Jean Cassou, Marcel Abraham, Agnès Humbert. Ce sont là quelques-uns des protagonistes de cette histoire héroïque.

L'écrivain américain, Martin Blumenson, dans l'ouvrage intitulé "Le Réseau du Musée de l'Homme", a raconté l'histoire émouvante et dramatique de ces hommes et de ces femmes qui se battaient dans la nuit. Mais c'est dans la nuit, a-t-on dit, qu'il est beau de croire à la lumière et les pelotons d'exécution ne pouvaient plus briser l'élan qui avait été donné par ces Résistants de la première heure qui acceptèrent de mourir pour la France. C'est de la vie et de la mort de Boris Vildé dont il s'agit ici ainsi que du musée créé à sa mémoire par les habitants du village de son enfance à Yastrebino, dans la région Léningradskaya, 120 km à l'ouest de Saint-Pétersbourg.

Introduction

Inimese Muuseumi vorgustik oli üks esimesi natsismivastase voitluse teetähiseid. See oli juulis 1940! Boris Vilde, Anatoli Lewitzki, Yvonne Oldon, Pierre Walter, Leon-Maurice Nordmann, Claude Aveline, Germaine Tillion, Simone Martin-Chauffer, Jacqueline Bordelet, Rene Senechal, Jean Casson, Marcel Abraham, Agnes Humbert, Paul Rivet. Need on moned selle kangelasliku ajaloo eestvoitlejad. Nende porandaaluse ajalehe nimi oli RESISTANCE (vastupanu): üüdlause ning terve programm!”

Ameerika kirjanik Martin Blumenson jutustas oma teoses “Inimese Muuseumi vorgustik” liigutava ja dramaatilise loo nendest meestest ja naistest, kes voitlesid öös. Kuid öeldakse, et just öös on hea uskuda päikesevalgusesse. Karistussalgad ei suutnud purustada seda voitlusvaimu, mida need esimesed vastupanuliikujad, kes olid nous surema Prantsusmaa eest, olid inimestesse sisendanud. Sellel kodulehel on tegemist BORIS VILDE eluga ja muuseumiga, mis loodi tema mälestuseks tema lapsepolveküla Jastrebino elanike poolt Leningradi oblastis 120 km kaugusel Peterburist lääne poole.

Témoignages de Madame Malard et de l'agent 333 Depelchin

Boris Vildé, sachant que le temps lui était compté, déploya une intense activité contre l'occupation allemande. On sait qu'il se rendit en "zone libre" pour convaincre certaines personnalités de s'engager dans la Résistance (il y rencontra André Malraux). Il avait également noué des liens avec des agents de Londres, c'est à dire de la France Libre du Général de Gaulle. Boris Vildé contribua à faire parvenir à Londres les plans de la base sous-marine de Saint-Nazaire ainsi que les plans de la défense aérienne allemande de Strasbourg.

Témoignage d'Auguste Depelchin

L'officier gendarme Auguste Depelchin, de la brigade de gendarmerie d'Excideuil (Dordogne), était devenu résistant durant l'occupation allemande. Les services de Londre lui avait attribué le nom de code numéro 333. Voici un extrait de son témoignage donné en 1944 (copie du document original ci-dessous)."En 1941, aidé de plusieurs habitants d'Excideuil, j'ai formé un noyau de résistance et j'ai procuré aux patriotes d'Excideuil quelques armes que j'avais pu trouver. En 1942, je fis la connaissance de Mr Friedman, professeur en Droir réfugié de Paris à Excideuil qui devint agent secret àToulouse et à qui j'ai aidé à fournir des renseignements contre l'envahisseur"Après avoir été chiffré par cet agent sous le n° 333, j'ai reçu l'ordre de débloquer dans une valise laissée à la ligne de démarcation par l'agent secret X...., ingénieur pris et fusillé par les allemands à Fresne (Seine), cinq enveloppes cachetées et contenant des documents secrets et en particulier : le plan de la base sous-marine de St-Nazaire, le plan de la base aérienne de Strasbourg, la liste des personnes habitant le département de la Dordogne, chez qui les agents secrets pouvaient se réfugier en toute confiance etc..." (1)

Témoignage de Madame Noëla Malard

"Je soussignée Madame Malard Noëla, tenancière de l'hôtel Jeanne d'Arc, face à la gare de Beaupouyet (Dordogne) certifie que le maréchal des logis chef Depelchin, est venu chez moi enseptembre 1942 et, après m'avoir donné toutes les indications nécessaires sur les agents secrets Vildé, Sénéchal et autres qui avaient logé chez moi et laissé leurs valises avant de passer en zone occupée, m'a réclamé celle de Vildé qui contenait des documents secrets. Cet agent m'ayant fait connaître qu'au cas où les allemands venaient dans la localité, il fallait bruler les enveloppes contenues dans ces valises. Et A. Depelchin m'ayant donné toutes les garanties nécessaires sur la mission dont il était chargée, je lui ai remis les valises desquelles, il a retiré les cinq enveloppes cachetées qu'il a emportées. Il est à ma connaissance que les agents Vildé, Sénéchal et Lefèbvre ont été fusillés par les allemands en flagrant délit d'espionage".

Les pièces reproduites ci-dessous datent de 1945 et nous ont été communiquées par M. Patrice Rolli, chercheur en Histoire et Anthropologie, et avec l'aimable autorisation de Madame Ambroggi, fille d'Auguste Depelchin. Patrice Rolli a publié en 2012 un important ouvrage sur le Périgord dans la Seconde Guerre Mondiale.

(1) La valise dont fait état le maréchal des logis Depelchin avait été laissée par Boris Vildé à Beaupouyet dans l'hôtel de Madame Malard. Voir ci-dessous son témoignage.

La valise dont fait état le maréchal des logis Depelchin avait été laissée par Boris Vildé à Beaupouyet dans l'hôtel de Madame Malard. Voir ci-dessous son témoignage ainsi que celui de Madame Malard recueilli le 11 décembre 1944.