Boris Vildé chef du Réseau du Musée de l'Homme en 1940

Héros de la Résistance française contre le fascisme allemand

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LES FORCES EN PRESENCE

ANGLETERRE. Hitler attend que Messieurs les anglais veuillent bien s'arrêter. Dans son discours du 10 décembre 1940, il déclaré: "J'ai attendu un mois dans l'espoir qu'après la campagne de France les anglais renonceraient à la guerre aérienne. J'ai attendu un second mois, puis un troisième..."

Les mois se suivent. Les anglais continuent à bombarder l'Allemagne. Décidément, ils ne sont pas gentils.

Mais si nous avons bonne mémoire, est-ce qu'en juillet le Führer ne déclarait pas que la victoire sur l'Angleterre n'était qu'une question de trois semaines?

Le ton a changé, M. Hitler, aujourd'hui, avoue qu'il doit faire preuve de patience. Ses troupes qui ne passeront pas la Noël en famille, comme on le leur avait promis, son peuple qui passe ses nuits dans les caves alors que Goering avait juré que Berlin ne serait jamais bombardé, prennent-ils la chose avec la même longanimité?

ESPAGNE. En dépit de son entretien avec le Führer à Hendaye le 23 octobre dernier, Franco signe quelques semaines plus tard avec l'Angleterre, un traité commercial et financier d'une importance capitale.

....Mieux encore, Radio-Boston du 10 décembre, nous annonce que l'Espagne négocie avec le gouvernement du Président Roosevelt un emprunt de 1000.000.000 de dollars. Les E.U se déclarent disposés à accorder cette aide à l'Espagne, à condition qu'elle modifie sa politique extérieure.

....Or, l'Espagne de Franco vient d'obtenir du gouvernement de Vichy, au mépris de tous les principes de morale internationale, la livraison de 80 réfugiés politiques espagnols. Les E.U font savoir que dans le cas où le gouvernement expagnol attenterait aux jours de ces prisonniers, les négociations en cours ne trouveraient plus leur justification. Il faut que l'Espagne choisisse entre Berlin et Washington.

...Donc Madrid s'éloigne de l'Axe. L'Angleterre, de Gibraltar à Suez, demeure maîtresse de la Méditerranée.

ETATS-UNIS. Roosevelt et l'ordre nouveau: "Moi, en tout cas, je ne crois pas que l'ère de la Démocratie puisse ou doive être brutalement close de notre vivant. Moi, en tout cas, je ne crois pas que la seule force réussisse à stériliser les graines qui ont déjà poussé de si fortes racines en vue d'une moisson d'existances meilleures pour l'humanité. Moi, en tout cas, je ne crois pas que le monde retourne à une forme moderne de l'ancien esclavage ni ne se laisse contrôler par une féodalité moderne, des empereurs modernes, des dictateurs modernes, ou des oligarchies modernes. Les peuples mêmes qui se trouvent sous leurs talons de fer se revolteraient.......Vous les hommes de 1917 et de 1918, vous avez aidé à maintenir ces vérités démocratiques pour notre génération. Nous continuons d'être unis, nous poursuivons notre effort pour maintenir intact cet ordre nouveau fondé par nos ancêtres américains." (Discours prononcé le 11 novembre 1940, anniversaire de l'Armitice, devant les représentants de l'Américain Legion).

...L'aide à la Grèce: La radio américaine a diffusé la nouvelle suivante: "Le gouvernement des Etats-Unis , dans un nouveau message cablé adressé par le Président Roosevelt au Roi George de Grèce, assure une nouvelle fois la Grèce du concours maximum de l'Amérique dans la lutte entreprise par la petite nation grecque, devant laquelle le peuple américain se découvre respectueusement, pour sauvegarder son indépendance."

....D'autre part, le Président a affirmé de nouveau la volonté américaine d'aider par tous les moyens les Etats victimes d'agression de la part des Totalitaires.