Boris Vildé chef du Réseau du Musée de l'Homme en 1940

Héros de la Résistance française contre l'occupation allemande

VESTI - Marianna Ponamarenko
Notre compatriote héros national français
Notre compatriote - héros national en France
Le consul général de France a récemment été reçu dans le village de Yastrebino, district de Volossov. M. Pascal Maubert a visité la maison-musée de Boris Vilde, membre de la Résistance française. - "Dommage que je sois venu ici sans femme ni enfants. Nous devrons certainement revenir avec eux. Ce serait important pour les enfants, car c'est ici qu'ils pourront comprendre ce qu'est la lutte pour la liberté", a déclaré le Consul de France après sa visite.

Sur la rive pittoresque de la rivière Khrevitsa se trouve une maison en pierre sur laquelle une plaque a été scellée au cours des années. B. Vildé vivait dans l'ancien domaine du baron Weimarn. Il devint plus tard écrivain, poète, érudit et ethnologue et ... héros. Avant la Grande Guerre patriotique, Boris Vladimirovich Vildé travaillait au Musée de l'Homme, à la tête du département Arctique et du département de la Culture des peuples finlandais. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il devint l'un des organisateurs des premiers groupes clandestins dans la France occupée. Le nom du journal clandestin «Résistance», créé par B. Vildé, a par la suite été introduit dans les dictionnaires en tant que symbole de la lutte contre le fascisme.

Le 23 février 1942, au Fort Mont-Valérien, Boris Vildé est fusillé avec ses camarade de résistance. Dans une de ses lettres, notre grand compatriote, héros national français, écrivait: "Pensez-moi comme à un vivant ...", et dans la dernière, "Rendez hommage à notre mémoire après la guerre." A titre posthume il a été décoré de la médaille de la Résistance française. Une rue de Fontenay-aux-Roses porte son nom. Et au Musée ethnographique, où il travaillait, une plaque commémorative avec une citation de Charles de Gaulle a été posée: «Vildé, pionnier de la science, s'est entièrement consacré à la résistance clandestine depuis 1940 et a montré l'exemple le plus élevé de son comportement pendant le procès et sous les balles des bourreaux. Courage et abnégation. "

Aujourd'hui est rendue nécessaire la restauration d'une plaque commémorative. Et aussi une rénovation en profondeur du musée à Yastrebino. La directrice Galina Aleksandrovna Ozol et ses collègues, Claude Doyennel, de nationalité française, et Rimma Petrova, agricultrice, espèrent pouvoir participer au programme social régional. Il est aussi envisagé d'agrandir l'exposition du musée.

Reste le Journal de prison de Boris Vildé, les lettres à sa mère, quelques effets personnels de la famille ... Alice Evgenievna Borodina-Grabovskaya a déposé certaines pièces. Claude Doyennel fournit une aide précieuse. Le musée coopère avec la Kunstkamera et avec le département ethnographique de l'Université de Saint-Pétersbourg. Mais le principal mérite est que le musée soit le gardien de ces valeurs. G. A. Ozol, professur honoré de Russie a consacré plus de 20 ans à l'étude du parcours et de vie de Boris Vladimirovich Vildé. Marianna PONAMARENKO