Boris Vildé chef du Réseau du Musée de l'Homme en 1940

Héros de la Résistance française contre le fascisme allemand

Bandes dessinées

Petite histoire de la lutte clandestine. Ci-dessous, un extrait de bandes dessinées consacrées aux faits de résistances. Ces publications destinées à la jeunesse eurent un grand succès en France dans les années d'après guerre.

Les nazis victorieux profite de cette confusion pour propager son idéologie. Cet asservissement de l'esprit crée une flambée de révolte parmi les jeunes savants du Musée de l'Homme. Dès juillet, ils forment un réseau dont le but principal est la contre-propagande du national-socialisme. Boris Vildé 33 ans, et Lewitsky, son adjoint, 41 ans, forment avec leur secrétaire Yvonne Oddon, autour de laquelle sont groupées Agnès Humbert, du Musée d’Arts et Traditions populaires, et Jacqueline Bordelet, le noyau de cet admirable réseau organisé,pour combattre le nazisme dans son esprit, pour faciliter l'évasion çais et alliés. Pour la première fois, ils emploient le mot "Résistance" C'est le titre d'un de leurs tracts dont les rédacteurs: Claude Aveline, Jean Cassou, Jean PauJhan, Martin-Chauffier,Jean Blanzat, forment maintenant l'armorial des lettres françaises. « En acceptant d'être. vos chefs, nous avons fait le serment de tout sacrifier à cette mission, avec dureté, impitoyablement », écrit Vildé.

Des agents de la Gestapo se sont glissés parmi eux. Un certain Gaveau est suspecté. Le 12 février 1941, les SS cernent le Musée de l'Homme. Vildé qui est à Toulouse, reçoit de ce même Gaveau l'ordre de rentrer à Paris et tombe dans sa souricière. Les quatorze personnes arrêtées ne seront jugées qu'un an plus tard. Après six semaines de débats, ils sont condamnés àmort. Les trois femmes en instance d'exécution seront déportées. Le président allemand Roskoten rendit un ultime hommage à leur magnifique attitude et leur permit de tenir une ultime réunion dans la salle vide du tribunal. Vildé, qui espère la grâce de ses compagnons, leur fait jurer de continuer le combat. Le 23 février 1942, à 5 heures de ’après-midi, en fusillant Vildé, Lewitzky, Walter, Sénéchal, Nordman, Andrieu, Itier, les nazis crurent bien avoir décapité dans le sang le réseau du Musée de l'Homme. Le réseau continuera.