Boris Vildé chef du Réseau du Musée de l'Homme en 1940

Héros de la Résistance française contre le fascisme allemand

De la prison jusqu'au Mont Valérien

Emprisonné en France par les Allemands, d'abord à la prison de la Santé puis à Fresnes, Boris Vildé attend le procès sans illusions. Il sait que les fusils allemands sont au bout. "Nous serons tous fusillés" avait-il prédit auprès de Germaine Tillon et à ses camarades de résistance. Au cours de ces onze mois de solitude dans sa cellule, il rédige étrange dialogue avec lui-même qu'il nomme " Journal de Fresnes". La dernière lettre à sa femme Irène Lot est également reproduite dans les pages suivantes.

Le procureur Gottlob

"Le procureur est venu "faire ma connaissance". Il m'a promis de demander et d'obtenir ma tête. Cela ne m'a pas impressionné. Plus tard, en y réfléchissant, je fus impressionné par mon impassibilité. Non que j'aie des doutes sur l'impartialité de ses paroles. Bien au contraire. Mais cela ne me parait pas avoir une telle importance. Et pourtant j'aime la vie. Dieu que je l'aime ! Mais je n'ai pas peur de mourir. Etre fusillé ce sera en quelque sorte un aboutissement logique de ma vie. Finir en beauté". Boris Vildé

Mont Valerien.

Quelques jours après la fin du procès devant le tribunal allemand, les sept résistants du réseau Musée de l'Homme seront fusillés au Mont Valérien, commune de Suresnes située à côté de Paris: Boris Vildé, Anatole Lewitsky, Pierre Walter, Jules Andrieu, Léon-Maurice Nordmann, Ithier, René Sénéchal. Dans la période allant de 1940 à 1944, 1013 résistants seront fusillés dans cette clairière du Mont Valérien à Suresnes. Sur un monument commémoratif sont inscrits tous les noms de ces supliciés assassinés par les nazis.
Capitaine Roskhoten, président du tribunal allemand ayant condamné à mort les résistants du Réseau du Musée de l'Homme
L'abbé Franz Stock, prêtre allemand qui accompagna les suppliciés jusqu'au lieu d'exécution au Mont Valérien. En savoir plus