Boris Vildé chef du Réseau du Musée de l'Homme
Héros de la Résistance française contre le fascisme allemand
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Lettres à Mamochka

Jour anniversaire de ses 24 ans 8 juillet 1932. (traduction du russe)

Chère petite mère !

Merci pour tes félicitations et ta lettre. Je l'ai reçue déjà depuis le 26. Donc aujourd'hui j’ai encore attrapé une année – 24 ! Un chiffre convenable particulièrement si on pense que rien dans la vie n’est définitivement encore atteint. Je suis content de la vie et on ne peut pas vraiment dire qu'elle serait tellement peu féconde et sans résultat.

Déjà en ces deux années j'ai bien appris la langue allemande et un peu le français, cela signifie aussi quelque chose. Avec le temps peut-être sortira de moi un écrivain contemporain, cela me suffira.

J’ai encore pour une semaine du travail dans la bibliothèque. Quand j’aurai fini, je veux organiser dans une dizaine de jours une petite promenade à bicyclette.

Berlin le 3-10-1930

Chère petite mère,

Pardonne-moi pour ne t'avoir pas écrit depuis longtemps. Je n'avais pas beaucoup d'argent et les lettres coûtent cher.

A Berlin j'avais de bonnes perspectives mais je n'ai pas reçu la permission de rester ici plus longtemps. Le délai expire demain. Je n'ai pas d'argent pour aller en France. Si aujourd'hui je ne le trouve pas, il me faudra rester à Berlin d'une manière illégale  et passer à travers beaucoup d'épreuves. En tous cas, je t'écrirai immédiatement dès que quelque chose sera défini.

En vérité, ici la vie est très chère. Mais je ne souffre pas du tout de la faim, au contraire, ces derniers jours j'ai grossi. Je parle assez convenablement en allemand. Dommage qu'il y a ici une telle situation. Finalement, je crois que tout ira mieux.

Gentille petite mère, comment vis-tu ? Probablement tu t'ennuies beaucoup ? Je t'aime beaucoup, beaucoup, - mais que faire avec mon caractère ? Il y a longtemps que je ne suis pas allé à l'Armée du Salut – c’est trop cher et trop loin du centre. Dans le pire des cas, il resterait encore la Légion Etrangère mais cela èrement.

Tu écris à propos de l'envoi : on ne peut expédier car le prix est trop élevé. Je sais que tu te prives de tout.  Le plus que tu peux m'envoyer c'est 10 Deutschmarks (870 cents) et seulement si cela ne t'est pas particulièrement difficile. Cela m'est nécessaire pour acheter des pantalons.

Lettre de Cologne à sa soeur Raissa.

Le 3 août 1932.

Aujourd'hui j'ai visité la cathédrale de Cologne, qu'est considérée la plus belle dans le monde dans ce style (troisième dans le monde selon la grandeur, construite au treizième siècle par le maître Rille). Une pièce remarquable. J'ai également vu les trésors de la cathédrale - l'or, les pierres précieuses etc., Habilement faits, comme de nos jours on ne sait plus faire. Excepté la cathédrale en Cologne - le Rhin et Кцlnischeswasser - en russe - l'eau de Cologne. Salut. Боря».

Lettre de Cologne à sa soeur Raissa.

Le 3 août 1932.

Aujourd'hui j'ai visité la cathédrale de Cologne, qu'est considérée la plus belle dans le monde dans ce style (troisième dans le monde selon la grandeur, construite au treizième siècle par le maître Rille). Une pièce remarquable. J'ai également vu les trésors de la cathédrale - l'or, les pierres précieuses etc., Habilement faits, comme de nos jours on ne sait plus faire. Excepté la cathédrale en Cologne - le Rhin et Кцlnischeswasser - en russe - l'eau de Cologne. Salut. Боря».

RUTHENIA Université de Tartu

http://www.ruthenia.ru/document/523493.html

Lettres d'Allemagne adressées par Boris Vildé à sa mère Maria Goloubeva-Vildé (forme manuscrite en russe)
Копия оригинальных рукописных писем на русском языке