Boris Vildé fondateur du Réseau du Musée de l'Homme
Héros de la Résistance française contre l'occupation allemande de la France
Pensez à moi comme à un vivant et non comme à un mort
Une nuit de février, ce fut Lewitsky qu'on arrêta. Il fallut quitter une zone pour l'autre, s'en aller travailler ailleurs, Lyon, Toulouse. Vildé se trouvait alors à Marseille. Il accourut. En apprenant ce que nous appelions "l'accident" de Lewitsky, il décida de remonter à Paris. Je nous revois sur la place Carnot, devant Perrache, et sur le quai même de la gare, le suppliant de remettre une expédition aussi folle. Je n'ai pas le courage d'évoquer le reste. Son arrestation fantastique, l'interminable instruction - un an - les dix condamnations à mort, Fresnes, le Mont Valérien, Vildé demandant à mourir le dernier..." Claude Aveline - Souvenir des ténèbres.
Dans les attendus du jugement de l'affaire du Musée de l'Homme, Ernst Roskothen, président du tribunal militaire allemand, précisait combien le journal Résistance représentait une véritable menace pour l'occupant :
"Le Journal Résistance vise à provoquer la lutte contre l'Allemagne sur tous les fronts. Il est donc bien un moyen d'activité en faveur de l'ennemi. Cette revue est d'autant plus dangereuse qu'elle est bien rédigée, elle ne contient pas les mensonges habituels et grossiers qu'on lit dans le tracts anti-allemands, les fait sont judicieusement réunis et méthodiquements présentés. La revue doit nécessairement enthousiasmer chacun qui est opposé à l'Occupation: c'est précisément dans son caractère sérieux et méthodique que réside le danger qu'il peut présenter pour l'Allemagne".
En 2019, un nouveau site Boris Vildé créé et hébergé en Russie: museeborisvilde.ru
Boris Vildé entre dans le Maitron dictionnaire des fusillés.
Décembre 2018, les musées ethnologiques de Paris, de Tallinn et de Saint-Pétersbourg publient les travaux de recherches de Boris Vildé et Léonid Zouroff en Estonie. (éditions distinctes dans chacune des trois langues).
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